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  • 6 mars 2022

booster sa fertilité avec la naturopathie (partie 2)

booster sa fertilité avec la naturopathie (partie 2)

booster sa fertilité avec la naturopathie (partie 2) 480 280 Marie-Amélie

Lorsque l’on désire avoir un bébé, il est normal de souhaiter que la grossesse arrive au plus vite. 

Afin d’optimiser ses chances de tomber enceinte rapidement, il est intéressant de connaître son cycle et d’apprendre à identifier sa fenêtre de fertilité.

En consultation de naturopathie pré-conception, nous refaisons toujours un peu de SVT pour réviser (ou découvrir) les bases du cycle féminin. Pour avoir un bébé, il faut une ovulation et une fécondation, c’est à dire la rencontre d’un ovocyte et d’un spermatozoïde. Cette rencontre n’étant possible que quelques jours par mois, il est important de savoir détecter cette fenêtre de fertilité. C’est ce que nous apprenons avec la symptothermie moderne qui est une méthode naturelle pour connaître sa date d’ovulation. L’ovulation au 14 eme jour est un mythe : les cycles sont aujourd’hui beaucoup moins réguliers qu’avant et se baser sur une seule donnée statistique obsolète ne permet pas d’optimiser ses chances de grossesse. Mieux vaut apprendre à se connaître et observer les différents signes de fertilité. Une fois la date d’ovulation connue, on pourra déterminer sa fenêtre de fertilité :

Une fois libéré, l’ovocyte n’est fécondable que pendant une douzaine d’heures .Mais les spermatozoïdes peuvent survivre et rester fécondants dans les voies génitales féminines pendant 3 à 5 jours, avec une glaire cervicale favorable. Il est donc intéressant de concentrer ses intimités amoureuses pendant la fenêtre de fertilité et notamment pendant les quelques jours en amont de l’ovulation.

Cette méthode, lorsqu’elle est appliquée en mode conception, est facile à apprendre et à mettre en œuvre. Dès le 1er rdv, vous pourrez déjà commencer l’observation et la mettre en pratique. Sur 100 couples de fertilité moyenne désirant avoir un enfant, 25% seulement obtiendront une grossesse dès le 1er mois. En moyenne, il faut 7 mois pour obtenir une grossesse.

Quand faut-il s’inquiéter quand ça ne fonctionne pas ?

Les médecins parlent d’infertilité ou d’hypofertilité quand, un couple en désir d’enfant et malgré des intimités régulières, ne réussit pas à concevoir au bout de 12 à 18 mois. Dans cet intervalle, il est possible d’agir et d’optimiser son terrain et sa fertilité.

Alors si après 4 mois de mise en pratique des conseils de naturopathie de l’article précédent, vous êtes toujours dans l’attente d’une grossesse, voici quelques conseils pour aller plus loin : 

Booster son niveau d’adipocytokines :

Ce sont des hormones principalement produites par le tissu adipeux et qui sont impliquées dans l’homéostasie énergétique et dans la reproduction. Elles jouent un rôle dans le contrôle du métabolisme lipidique et glucidique mais aussi dans le fonctionnement de nos gonades. Il est de plus en plus probable que ce sont elles (adiponectine et résistine) qui pourraient faire le lien entre la reproduction et le métabolisme énergétique et être à l’origine des infertilités rencontrées dans certains troubles métaboliques, comme l’obésité ou de syndrome des ovaires polykystiques.

Des taux élevés d’adiponectine protègent contre le développement d’une insulino résistance, d’un diabète de type 2, d’une obésité et d’une hypo fertilité.

Pour augmenter ces taux d’adiponectine, il est intéressant de :

  • Consommer de bons acides gras insaturés dont les fameux oméga 3 ;
  • De faire du sport, notamment en combinant des séances d’endurance et de musculation permettent d’augmenter significativement la concentration en adiponectine.

Soutenir sa thyroïde

Une fonction thyroïdienne normale est essentielle au bon déroulement de la conception et de la grossesse. L’hyperthyroïdie est associée à un risque accru d’infertilité et de fausse couches spontanées. L’hypothyroïdie est délétère également avec des troubles de l’ovulation, des irrégularités menstruelles et une baisse de la fertilité. Enfin, les thyroïdites auto immunes sont plus fréquentes chez les femmes infertiles que chez les femmes fertiles.

Il a été remarqué que des taux élevés de TSH (hormone régulant l’activité de la thyroïde) étaient associés à une réduction des taux de fertilisation durant les PMA et des taux réduits de grossesse. Désormais aux USA, il est recommandé dans les parcours de PMA d’accompagner les femmes avec des mesures diététiques pour qu’elles ne soient pas carencées en iode. Il est en effet de plus en plus reconnu, outre Atlantique que l’hypothyroïdie subclinique (plusieurs symptômes d’hypothyroïdie présents, malgré un bilan thyroïdien normal) est très fréquente.  Il existe plusieurs nutriments essentiels au bon fonctionnement de la glande thyroïde. N’hésitez pas à en parler avec votre naturopathe qui saura fortifier et augmenter la vitalité de cette dernière.

Equilibrer son cycle

Il est indispensable d’avoir un cycle menstruel harmonieux avec un équilibre hormonal adéquat. Trop d’oestrogènes, pas assez de progestérone, peuvent empêcher de démarrer cette grossesse tant désirée. Savez-vous qu’un cycle court (inférieur à 24 jours) avec une phase progesteronique inferieure à 12 jours est une cause d’infertilité ?

Alors si vous souffrez d’un syndrome pré-menstruel, d’un cycle court ou trop long ou très irrégulier, là encore parlez -en à votre naturopathe qui saura vous conseiller et vous proposer des solutions naturelles. Nous avons des plantes magnifiques et très efficaces pour soutenir le cycle féminin et la balance hormonale. Idem en cas de dysovulations, des solutions existent en phytothérapie et en gemmothérapie.

Equilibrer son système immunitaire

Comme pour le reste, tout est question d’homéostasie : un bon système immunitaire augmente vos chances de tomber enceinte. Différentes études scientifiques ont montré que l’activité des cellules NK (natural killers) est supérieure chez ceux qui ont un problème de fertilité. Or leur taux peut être élevé en cas de cancer, d’inflammation, d’infection virale et de maladie à médiation immunitaire.

De même, un ratio élevé de Th1/Th2 est fréquent dans les cas de fausses couches à répétition et d’infertilité. Les lymphocytes Th1 travaillent à éliminer les envahisseurs qui sont à l’intérieur de nos cellules (par ex les virus). Les Th2 visent à détruire les agents pathogènes qui sont à l’extérieur de nos cellules (par ex les parasites). Un système immunitaire en forme va basculer facilement de Th1 à Th2 en fonction de ce qu’il a à éliminer et aura une réponse juste, efficace et proportionnée.

Quand ce n’est plus cas, on a des déséquilibres et on commence à souffrir d’asthme, d’allergies, d’eczéma, de psoriasis …. Alors si c’est votre cas et que vous avez un projet de grossesse, parlez-en à votre naturopathe qui saura travailler votre terrain afin de moduler votre système immunitaire grâce notamment aux probiotiques, à la vit D3, aux oméga 3, à différentes plantes médicinales ….

Ne subissez plus votre impatience et votre inquiétude : différentes pistes peuvent être explorées pour améliorer la situation et mettre toutes les chances de votre côté pour réaliser naturellement votre projet parental.